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Eduardo Mackenzie

Le parti Colombie Humaine est-il encore digne de ce nom ?

Par Eduardo Mackenzie
25 mai 2021


« Colombie inhumaine », c’est ainsi que le parti de Gustavo Petro devrait s’appeler, car il n’est que cela : un parti bestial, dénué d'humanité, de sentiments et d'intelligence. C'est un parti dirigé par des brutes, au sens zoologique du terme. Ce parti qui se fait appeler «Colombia Humana» est en réalité un parti qui a perdu ses réflexes humains, qui fait prévaloir ses sordides intérêts matériels sur la vie humaine, y compris sur la vie d’enfants venus au monde depuis quelques jours seulement, voire quelques minutes à peine.

María Antonia Pardo, la «directrice de la communication» de Gustavo Petro, le leader du parti Colombia Humana, a commenté hier, dans un dialogue virtuel, un épisode qui avait rempli les Colombiens de tristesse et de colère le 24 mai, lorsque deux parents, de modestes agriculteurs du département du Boyaca, ont vu leur nouveau-né mourir parce que l'ambulance dans laquelle ils l'emmenaient à un hôpital de Bogotá fut bloquée sur une autoroute par une foule de vandales en grève. « La mère se rendait à Bogotá en toute urgence, car sa grossesse était à haut risque », a expliqué un journal.

Avec une froideur impitoyable, María Antonia Pardo a assené : « Le bébé n'est pas mort à cause des manifestants, le bébé serait mort de toute façon». Le rejet de ses interlocuteurs a été immédiat. Ils connaissaient l'histoire de la mort de ce bébé. « Ce que vous venez de dire est dégueulasse, a déclaré l'un d'eux. « C'est irrespectueux », a ajouté un autre. « Nous ne parlons pas d'un chien, nous parlons d'un enfant, bon Dieu ! », s'est exclamé un autre intervenant.

Lorsque la presse a diffusé cet échange, une vague de stupeur a secoué le pays. Une telle analyse mensongère n'aurait pu être lancée par María Antonia Pardo sans l'autorisation de Petro, son patron.

Non seulement l'ambulance avait été bloquée sur l'autoroute près de Tocancipá par un groupe de 200 vandales, mais ceux-ci ont également annoncé qu'ils renverseraient le véhicule parce qu'il convoyait des armes. L’hebdomadaire Semana a recueilli le témoignage de Luz Mary Arévalo et Yon Fredy Abril, les parents du bébé décédé: «L'ambulance a non seulement été arrêtée, mais également attaquée avec des bâtons et des pierres, les manifestants affirmant qu'il n'y avait pas une mère sur le point d’accoucher à l'intérieur mais qu’il transportait du matériel de police. La violence contre la voiture était telle que Luz Mary a qualifié cela de ‘torture’. Et à ce moment-là, que pour Salvador s’est éteint l’espoir de vivre. ‘Lorsqu'ils ont crié qu'ils allaient mettre le feu à l'ambulance si nous ne retournions pas dans notre village, nous avons été saisis de panique à l‘idée de mourir brûlés vifs. A cet instant, j'ai pratiquement expulsé le bébé », a déclaré Luz Mary. Le bébé est décédé cinq minutes plus tard par manque d'oxygène. Ses parents lui avaient donné le prénom de Salvador.

La conclusion est évidente: pour le parti Colombia Humana, une telle agression barbare, et la mort du bébé dans l'ambulance immobilisée et secouée par les vandales, constitue un crime qui pourrait bientôt retomber sur Gustavo Petro. Pour cette raison, ces informations devaient être rapidement retirées des médias et du viseur des acteurs judiciaires. Il fallait nier le fait réel et fabriquer une fausse explication, même si celle-ci était une insulte à la conscience morale du pays. L’acte désinformateur a été confié à María Antonia Pardo.

La mort du nouveau-né a peu d’importance pour le militantisme extrémiste: le parti de Gustavo Petro soutient l'avortement sous ses formes les plus radicales. Selon eux, la mort de Salvador devait être attribuée aux parents du nouveau-né ou pourquoi pas au chauffeur de l'ambulance, mais jamais à ces abominables Petristes qui ont agi sans la moindre miséricorde ni la moindre humanité, en empêchant l'ambulance d’arriver à destination.

Yon et Mary «essaient de surmonter leur douleur» ; «sa tragédie a secoué la Colombie et le monde», lit-on dans les colonnes de Semana.

Lors des violents troubles générés depuis le 31 avril par la grève insurrectionnelle décrétée par le bloc d'opposition dirigé par Gustavo Petro, 16 ambulances ont déjà été attaquées rien qu’à Bogotá. Le pire, c'est qu'il y a déjà deux bébés qui sont morts à la suite de ces blocages illégaux. L'autre cas est celui d'une fille nouveau-née, et qui était dans un état grave, qui devait être transportée d’urgence dans un hôpital de Cali et qui est décédée dans les bras de son médecin car son ambulance avait été bloquée. Telle est la véritable situation en Colombie, alors que la presse internationale diffuse sans état d’âme de fausses informations sur les « manifestations pacifiques» dans lesquelles les héros sont les vandales, et leurs méthodes abominables, et les criminels sont la population civile et la force publique.
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